12/05/2016

Une coach pas comme les autres!


 
« Je suis coach de communication orale en anglais et je ne suis pas comme les autres! Suivre un coaching sur mesure avec moi, c’est de se faire respecter, de se faire comprendre, se faire écouter tout en douceur et sans jugement! À votre rythme, à votre niveau, selon vos besoins. Je suis aussi conférencière, blogueuse et chroniqueuse. Je partage les paroles des petits et des grands qui m’ont permis de me dépasser. J’adore ce que je fais et coacher en anglais en est une grande partie. »

J’avoue qu’il n’y a pas si longtemps, j’avais eu peur d’utiliser ces mots pour me décrire, par peur de déplaire. Suis-je trop avenante? Est-ce que ça fait trop? Pour qui je me prends? Mais vous savez quoi? Mon intention est simplement d’être authentique et de partager ma passion. Je le fais parce que j’ai le souhait d’aider le plus de gens possible à se lancer aussi!

Depuis aussi longtemps que je me souvienne, je suis curieuse. J’aime écouter, questionner et surtout, j’aime partager, et dernièrement j’ai le privilège de le faire en anglais.  Mon plus grand bonheur provient de l’étincelle dans les yeux d’une personne qui vient de réaliser que rien n’est impossible. Lorsqu’elle comprend qu’elle seule est responsable de sa réussite, de ses dépassements, mon cœur s’illumine. Lorsqu’elle comprend que même si elle a essayé à maintes reprises, que les mots se bousculent cette fois sera différent. Lorsqu’elle comprend qu’elle a le droit de se faire confiance, de se réaliser, d’être fière, de s’affirmer, c’est un nouveau chapitre.  Ces moments, ces cadeaux de la vie sont pour moi inestimables. Ces « Ah! Ha! Moments », je les vis à tous les jours avec mes clientes. L’anglais n’est qu’un outil, une excuse vous permettant de réaliser les possibilités infinies qui s’ouvrent devant vous!

Bien que j’aie toujours été une fille de défis, la quarantaine m’aura permis de vaincre mes plus grandes peurs. Sauter d’un pont et escalader un hôtel de 13 étages alors que j’avais peur des hauteurs fut le début d’un désir constant de toujours me pousser plus fort, avec des défis plus excitants les uns que les autres…. Depuis, j’ai couru des demi-marathons, gravi le Machu Picchu (après avoir amassé près de dix mille dollars) et en juin prochain, de ferai mon premier triathlon.

Riche d’une feuille de route comme formatrice et enseignante spécialisée en vente, en service à la clientèle, en gestion d’entreprise et en anglais comme langue seconde, j’ai compris que ma mission est d’inviter les gens au dépassement et que pour moi, ça passe entre autres par le coaching en anglais.

Avec comme outils, un BAC en enseignement professionnel, une spécialisation en anglais,  langue seconde et une formation comme Maître praticienne en Programmation neuro linguistique je suis en mesure de vous aider à franchir les étapes pour finalement surmonter le défi de la langue seconde.

Vous souhaitez être accompagné améliorer votre communication orale en anglais, je suis avec vous. Que ce soit pour obtenir une promotion, pour voyager ou même juste pour vous pratiquer, je peux vous aider.

Vous avez un projet spécifique, une occasion d’affaires, une présentation à faire ou tout autre objectif à atteindre, je me ferai un plaisir de vous accompagner.

2017 sera une année de changements! Osez! Défiez-vous! Dépassez-vous!

Au plaisir!

Caro


11/16/2016

Parce que tout est temporaire...

Depuis quelques mois, je suis en pré ménopause. Avec ce cadeau de la vie, vient aussi un bouquet de petits «inconforts» qui peuvent être assez, disons-le, désagréable. Bon, je vous épargne les détails (les femmes de mon âge comprendront, et pour les autres je vous invite à écrire «symptômes préménopause» sur Google et vous comprendrez tout), cependant je me suis retrouvée à me demander si j’étais pour être «de même» pour le restant de ma vie. Et là, merci la vie, je me suis rappelé de la phrase que je répète souvent aux gens qui me partagent leurs défis… «TOUT EST TEMPORAIRE!»

Eh oui, tout dans la vie est temporaire. À l’époque de mes grands-parents, on souhaitait obtenir un poste «permanent» et de travailler dans la même entreprise toute notre vie.
Le mariage était une institution qui devait durer une «éternité» «à la vie, à la mort» «pour toujours».

Même certaines phrases étaient ancrées dans notre vocabulaire… «Être né pour un petit pain», par exemple. Comme si tout était décidé d’avance et que nous n’avions plus rien à dire après que cette destinée soit choisie.
Bien heureusement, tout est temporaire! Bien oui, la vie évolue continuellement, amenant avec elle des joies et des défis.

Ça nous console quand ça va mal. Ça nous fait peur quand ça va bien. Mais lorsqu’on y pense vraiment, qu’on regarde autour de nous, c’est parfait.
Je suis en couple depuis plus de 24 ans. J’adore mon conjoint et je souhaite être avec lui encore longtemps. Ceci dit, je pense aux générations précédentes Certains vivaient 75 ans dans une relation nocive, prétextant que c’était pour la vie ou la mort. Vraiment! Je n’invite pas à la séparation après un défi mineur, mais il y a des cas extrêmes qui me portent à croire qu’il est temps de passer à autre chose.

Lorsque je suis sorti du Collège en 1990, je croyais être en Marketing ou en Gestion toute ma vie… Mais j’ai rapidement découvert qu’à chaque 7 ou 10 ans (7 étant un chiffre magique dans tout cycle de vie), j’aime changer. J’ai fait beaucoup de choses au cours des dernières années! Je ne peux imaginer ma vie au même endroit pendant 40 ans!

Et que dire de toutes ces personnes qui choisissent carrément le mauvais emploi! Une fois, deux fois, trois fois et la perdent à chaque fois. Un moment donné, il faut se demander… Est-ce que je fais ce que je veux vraiment faire? Suis-je vraiment au bon endroit.

Et dans ces moments de gloire, où tout semble parfait… Est-ce que vous prenez vraiment le temps de digérer ce bonheur? Ahhhhh, c’est pas mal certain que vous risquez de recevoir un contretemps un moment donné, et c’est parfait! Pourquoi? Bien parce que si tu vis sur un HIGH pendant 5 ans, un moment donné tu risques de ne plus l’apprécier, le reconnaître.

Je dis parfois qu’il faut un peu d’ombre pour mieux apprécier le soleil.  Si tu vas à la mer, tu la regardes, l’admires, la convoites, mais est-ce que ceux qui y vivent à temps plein l’apprécient toujours? Certains oui, parce qu’ils réalisent le privilège qu’ils ont, mais d’autres moins. Vois-tu encore la beauté d'un coucher de soleil?

Ceci dit, la beauté de la chose est que lorsqu’on est branché à notre source, qu’on écoute notre intuition pour avancer, ou pour faire une pause, le temps passé dans un moment temporaire de défi peut être moindre.
La résilience, la spirale d’énergie qu’on crée autour de nous devient alors super importante afin de toujours remonter à la surface et de vivre plus longtemps heureuse.

Bonne réflexion à tous et n’hésitez pas à me partager vos commentaires!

Caro

11/09/2016

Manquer de courage... et se relever!

Hier, ma journée était super bien planifiée. J’avais prévu un entraînement en piscine, un entraînement de spinning et une belle journée à travailler sur un projet important et quelques rendez-vous.
Au moment de m’assoir à mon bureau, ma journée a basculé. Rien de majeur. J’ai ma santé, ma famille va bien, cependant… elle a semblé mal virer. Je me suis mise à me sentir poche, anxieuse. Simplement dit, c’était juste « pouish ».
J’ai travaillé fort… très fort toute la journée…
Alors que normalement, mon discours serait le suivant (celui de Chantal Petitclerc, médaillée olympique) :
« Ce n’est pas dans une arène devant 50 000 personnes que se gagne la médaille, mais plutôt à la maison, à chaque fois qu’on choisit d’aller de l’avant avec un entraînement. Malgré la fatigue, la maladie, les défis du jour, on y va quand même… »
Hier, même pour moi, cela n’a pas tenu… J’ai annulé mes entraînements.
Ceci dit, j’ai accepté cette décision, ce choix. Je me suis donné le droit, sans me culpabiliser…
Et ce matin, j’étais à la piscine, comme d’habitude, parce que j’ai un objectif à atteindre.
Mon message ce matin est simple. Quand je prends une décision, je l’assume et je passe ensuite à autre chose. Est-ce que j’aurais préféré dire que j’avais pris mon 20 secondes de courage pour ensuite vous écrire que j’étais fière de moi? Sans doute. Mais dans les moments où ce n’est pas le cas, je suis douce avec moi-même. J’accepte et je continue. Ce n’est pas une journée de manquer qui dicte qui je suis.
Tu as sauté une journée, une semaine, un mois, une année… bien aujourd’hui est une nouvelle journée!
Merci de me lire!

Caro 

10/31/2016

Réussir, juste pour moi




En préparation pour mon triathlon de juin prochain, chaque semaine, je vais à la piscine ou je travaille avec Caroline Lessard. Tranquillement, semaine après semaine, je deviens meilleure, plus forte, plus sécure.
Ceci étant dit, hier était mon premier entrainement en piscine avec le groupe du Triathlon et les coachs Sophie et Alain (et la super Johanne). Pour une raison que je n’ai pas trop comprise, tout à coup la peur s’est emparée de moi. Quelques heures avant d’aller à la piscine, je me suis mise à douter de moi. J’avais le syndrome de l’imposteur.
« Est-ce que la femme de 46 ans avec un surplus de poids avait vraiment sa place au sein d’un groupe de triathlètes d’expérience? »
À mon arrivée, moi, la fille qui est de nature très sociale et très clown, n’avais pas tellement le goût de rire.
Avant que débute la session, j’ai décidé d’aller faire quelques longueurs pour m’échauffer… Je ne l’avais pas du tout. J’avais l’impression que tout ce que j’avais appris avait été perdu.
Pour être franche, j’avais de la difficulté à respirer. Alors que seule, je suis maintenant capable de faire quelques mètres sans problème, la, je n’arrivais plus à respirer correctement. J’étais un peu en état de panique (comme si j’allais manquer d’air). Alors que je respire normalement aux trois coups de bras, j’avais l’impression que l’air n’arrivait pas à mes poumons. Lorsque les entraineurs demandaient de sortir sur le bord de la piscine pour regarder les instructions, je me sentais vraiment comme une baleine échouée qui roulait pour arriver à la plage.
Et tout à coup, il s’est passé quelque chose… Je me suis abandonnée. Je me suis simplement dit que coute que coute, j’y étais, je flottais et qu’une longueur à la fois, je terminerais mon heure d’entrainement. Et c’est exactement ce qui s’est passé. J’ai décidé de nager pour moi-même sans me soucier de ce que pensaient les autres.
Après la piscine, je me suis retrouvée seule au vestiaire. J’ai pris un moment, tout doucement pour me recueillir.  J’ai compris que ce défi était beaucoup plus que le défi de nager, pédaler et courir. Ce défi est celui de me retrouver. Je fais partie d’un groupe, d’une équipe qui est absolument extraordinaire avec des « coachs » aussi spéciaux, par contre ce n’est pas eux qui vont relever l’exploit, c’est moi.
La semaine dernière, j’ai partagé sur ma page la vidéo de Sonia Tremblay sur l’auto sabotage. Dans cette vidéo, Sonia invite à se questionner sur le « Pourquoi? » de nos objectifs. Bien en fin de semaine j’ai compris…
Pourquoi est-ce que je souhaite réaliser ce défi de triathlon?
Je souhaite réaliser ce défi parce que par lui, je suis en train de me prouver que je suis capable de trouver la motivation intrinsèque d’aller jusqu’au bout.
Par ce triathlon, je mets en pratique tout ce dont je parle depuis les cinq dernières années, pour moi. La seule personne à qui j’ai des comptes à rendre, c’est à moi parce que, malgré mes craintes et au-delà de mes peurs, un coup de bras à la fois, un coup de pédale à la fois, j’arriverai à franchir cette ligne d’arrivée.
En fin de semaine, j’ai aussi compris que le défi du triathlon est aussi beaucoup plus qu’un simple entrainement quelques heures par semaine. C’est un engagement total, d’au minimum 5 à 7 heures par semaine en sport, mais aussi un engagement mental de 24h/7jours semaine.
L’alimentation, le sommeil et le repos deviennent aussi importants que ces entrainements et c’est un défi de chaque heure.
Cette fois, je ne suis pas en compétition pour un prix en argent, je ne suis pas en compétition avec mon homme ou les autres femmes de ma catégorie. Cette fois, je ne suis pas en compétition. Cette fois, je souhaite être en harmonie. Je souhaite simplement me retrouver, pour moi, avec moi… Au-delà de mes doutes et mes peurs.
C’est drôle, je croyais que ce défi était un défi physique, mais oh là là, voici que je suis complètement ailleurs. Et c’est absolument parfait comme ça. C’est ce que j’ai à vivre et je l’accueille avec grande gratitude.
Bonne semaine à tous!
Caro


10/13/2016

Tranche de vie… Authentique et vraie… juste pour moi!

J’aimerais vous partager, en toute humilité, une petite tranche de vie. Ceux et celles qui me connaissent un peu savent que je suis la fille à mille et un projets. C’est comme si quand j’ai un trou dans mon horaire, je capote un peu et je cherche à le combler.
Après mon défi du Machu Picchu en août dernier, j’ai choisi comme projet porteur pour 2016-2017 le Triathlon 5150 de Tremblant.
J’ai un super suivi avec Jimmy Sévigny et une équipe de coach mega compétant et une équipe de Triathlon assez hot (TGV - Espace Garneau). J’ai payé pour ce suivi et le jour J sera en mai 2017.

En parallèle avec ce défi physique, je suis en écriture pour mon premier livre… du moins cela fait partie de mon calendrier pour l’automne… (En fait, ça fait partie de mon calendrier depuis plus de 8 ans... hmmm)
Mon défi est que depuis mon retour du Machu, je ne semble pas arriver à démarrer la machine.

Au travail, de beaux projets se sont présentés à moi… et, alors que j’arrive dans une période pas trop occupée au boulot, je viens de m’inscrire à la Maîtrise à l’Université… Est-ce de l’auto sabotage?

Voici la discussion que j’ai eue avec ma petite voix (qu’on appellera Fredon pour les besoins de la cause) hier en soirée…

Moi: Caro, fais-tu de l'auto sabotage en t'inscrivant à l'Université alors que tu fais le 5150 en mai prochain et que tu devrais prendre ce temps pour ton entrainement?
Fredon: Non, t'as juste du temps libre, des trous dans ton horaire et TU DOIS LES COMBLER!
Moi: Mais tu pourrais écrire? T'entrainer? Te reposer? Tu viens de finir ton BAC, ton Machu… une mega année…
J’écris à la responsable du programme à l’Université: Bonjour. Je me suis inscrite au cours XXX, j’aimerais savoir si je peux le commencer rapidement. J’ai du temps dans mon horaire et, puisqu’il se fait en ligne, j’aurais aimé travailler dessus maintenant (FREDON DIT : Book toi solide ma Caro!)...
La responsable du programme : Le cours débutera mi-janvier, 2017
Moi: Ish!!!!!
Fredon : Regarde donc avec la  Téluq... Des fois que tu pourrais faire un cours par correspondance pendant les fêtes… Quelques crédits de plus en vue de ta maîtrise.
Moi : Ayoye!!!!! Je fais vraiment de l’auto sabotage!!! Je comble chaque moment de mon horaire pour avoir des excuses pour ne pas m’entrainer… pour ne pas écrire… Pourtant, ce sont des projets importants pour moi! Je sais exactement pourquoi! 
(La peur de déplaire à longtemps été un défi dans ma vie. Si je réussis, comment est-ce qu’on me regardera? Est-ce qu’on me jugera? Je suis retombée dans cette routine… Oh là là!)
*** Reconnaître la situation c’est déjà une partie du défi qui est réglé***

MOI : Qu’est-ce qui arriverait si je prenais ce temps pour ME réaliser? Pas de compétition, pas de flafla… Juste moi et mes projets personnels… en toute simplicité. Je ne le fais pas pour l’approbation des autres. Si les gens aiment, tant mieux. Sinon, ben tant pis!

Alors je vous partage ma décision, et je vous avoue que j’en ai tremblé, parce que je réalise qu’il se passera de bien de belles choses pour moi en me respectant. JE choisis MON bonheur…
Priorité 1) Entrainement
Priorité 2) Écrire

Je sais qu’à la lecture de ce blogue certains se diront, « Ben voyons donc! Reviens-en!  
Mets-toi dans ton horaire et c’est tout! »
D’autres diront, « Je comprends tellement! Ça fait longtemps que je fais des choses pour plaire aux autres. Je me mets de côté. Je m’occupe de tout le monde et après, je suis brulée. Je n’ai plus le temps pour moi! »
Peu importe votre perception, je vous respecte! Soyez vrai! Assumez-vous! Et avancez!



(En passant, après avoir pris cette décision, je suis sortie marcher… 8.5 km de marche rapide dans le pur bonheur! Le temps? Pas important. Ce qui compte, c’est que j’y suis allée, pour moi!)

Bonne réflexion!
Caro  


8/22/2016

La force d’une équipe


« Deux filles, une bulle et nous voilà en route pour le IronMan de Tremblant à 4h30 du matin. »

Lorsque j’ai partagé ce post sur Facebook tôt dimanche matin, je savais que je passerais un beau moment avec mon amie Marie-Hélène. C’est toujours très inspirant et motivant de voir des gens de tout âge qui ont travaillé pendant un an (et parfois plus) se dépasser.


Cette fois, c’était le IronMan, un défi ultime de 3,8 km de nage en lac, 180 km de vélo dans les montagnes de Tremblant et un marathon (oui, vous avez bien lu) de 42.2 km de course.

À notre arrivée sur la plage à 6h45, ce sont les cornemuses qui faisaient un coucou au soleil. S’en est suivi la cérémonie protocolaire, l’hymne national et les avions de chasse qui sont venus ouvrir le chemin. L’émotion était déjà à son comble.
Si vous n’êtes pas au courant, dans 10 mois presque jour pour jour, c’est moi qui serai sur cette plage. Dix mois de préparation, d’entrainements et de travail autant physique que mental me permettront de me mériter cette place, ce moment magique avec des centaines, même des milliers de participants.

Mais être un athlète de calibre Triathlon, c’est aussi d’être prêt à tout. Ce matin-là, le vent qui chatouillait le lac ajoutait au défi déjà imposant de nager en groupe, en lac. La pluie s’est également mêlée de la partie. Pendant de longues heures, le ciel s’est ouvert sur les athlètes et les spectateurs. Certains n’ont pas passé l’étape de la nage. D’autres sont tombés sous la pluie en vélo et j’ai même vu un homme, pleurant à 21h30, puisqu’on venait de lui annoncer que sa vitesse pour la première demie de son marathon indiquait qu’il ne pourrait terminer dans les temps. Il n’entendrait pas son nom, « You are an IronMan! »
Photo - Frédéric Forgues - Vélo Espace Garneau Concept


Et c’est pendant ces plus de 16 heures, à la pluie battante que j’ai compris l’importance de l’équipe. J’ai eu le privilège d’accompagner Frédéric Forges (Vélo Espace - Garneau Concept) ainsi que Sophie Yergeau et Alain Picard, entraineurs de l’équipe de Triathlon Garneau Vélo. Avec une dizaine d’amis du groupe qui comme moi s’était levé aux aurores pour venir accompagner les athlètes, j’ai bravé la pluie pour voir la magie de ce sport.

Ils connaissaient tous les athlètes de leur groupe inscrit dans la course. D’ailleurs, ils se sont même inquiétés parce qu’un des leurs, bien qu’inscrit n’avait pas pris le départ. À chaque étape du défi, les coachs et le groupe de joyeux lurons (lire ici, une dizaine de personnes, dont la rigolote Sonia et la « bruyante » Johanne) attendaient patiemment que chacun des leurs passe devant nous. Chaque fois, un câlin, une poignée de main et un mot d’encouragement venaient donner un « boost » pour aider l’athlète à faire un bout de plus.


Photo: Frederic Forgues (Vélo Espace  Garneau Concept)

À la ligne d’arrivée, chaque membre de l’équipe TGV est venu voir ses coachs et  ses amis. La gang a attendu jusqu’à très tard pour s’assurer que chacun des leurs se rendait jusqu’au bout!

Au lendemain de cette journée memorable, je pense aux parents venus encourager leurs enfants et aux enfants venus encourager leurs parents. Je vois encore l’homme de 66 ans qui terminait son 206e IronMan. Je pense au regard de mon amie Marie-Hélène lors des demandes en mariage. Ensemble, nous avons été témoin des gens tombant de fatigue. J'en ai encore les yeux dans l'eau.  Je revois les Jennifer, les John, les Guiseppe et même les Carolyn. Je ne les connais pas, mais j’ai l’impression que chacun et chacune fera partie de mes entrainements et de mes pensées au cours des prochains mois. 

Dans ma vie, je crois que lorsqu’on fait du bien, cela nous revient. Je crois que lorsqu’on crée une spirale de bonheur autour de nous, comme par magie, on attire du bonheur, de bonnes personnes.

Quand je me suis inscrite pour le Défi IronMan avec Jimmy Sévigny, je l’ai fait pour moi, pour le défi. Ceci dit, en plus de mon ami Jimmy, je comprends maintenant que la vie vient de mettre sur mon chemin une équipe assez spéciale pour m’accompagner au fil des 10 prochains mois.

À Fred, Sophie, Alain et toute la gang du TGV, je dis tout de suite merci! Merci pour cette journée absolument exceptionnelle. Merci de m’avoir montré de quoi est faite une équipe et merci de faire partie de mon parcours vers mon premier défi comme Triathlète.

Au plaisir!
Caro



8/15/2016

Jusqu'au bout! Au Machu Picchu





EN 2015, ALORS QUE J’AI PRIS LA DÉCISION de faire le Trek Camino Inka au Pérou, j’étais loin de me douter de tous les défis qui seraient mis sur mon chemin. Bien que j’avais organisé plusieurs évènements et participé à maintes reprises à des défis de dépassement de soi, celui-ci était tout à fait différent.

Je devais amasser trois mille dollars plus les frais de voyage, trouver tout l’équipement et m’entraîner en préparation de ce défi qui, j’avoue était tout à fait inconnu pour moi. Pour être franche, j’avais peur! Peur de l’altitude (4200 mètres), peur de ne pas être assez en forme ou de me blesser, peur des hauteurs et j’en passe.

Ceci dit, le matin du 29 juillet 2016, alors que je préparais mes derniers bagages, j’ai choisi de m’abandonner à ce parcours qui était le mien. Comme le matin de mes noces, je savais que j’avais tout fait pour me préparer, que je ne pouvais en faire plus. J’ai décidé de suivre, tout simplement. Quel cadeau que la vie m’a offert.


TOUT D’ABORD, IL Y AVAIT LES GENS. Notre groupe a vécu son lot de défis (retards d’avion, perte de valises, défis de santé, etc.) Malgré cela, chaque personne apportait une énergie unique et  magique à ce voyage. Bien que nous étions tous et toutes dans un état de, « Rien n’arrive pour rien. », mon cœur était déchiré de voir ces femmes exceptionnelles, qui avaient travaillé autant que moi pour préparer ce défi devoir retourner à la base. Ce n’était pas un choix, zéro caprice. C’était une question de survie. Je les ai portés dans mon cœur jusqu’au dernier pas.


NOS GUIDES, DES CŒURS SUR DEUX PATTES se sont d’ailleurs assuré que notre voyage soit inoubliable. Des moments précieux de discussions et de partage. Un souci incroyable pour notre confort et des repas dignes de restaurants haut de gamme. Avec une flexibilité incroyable, ils se sont revirés sur un dix cents à chaque fois qu’un défi se présentait. Les Karavaniers, un nom à se rappeler!


LES CHEMINS DE LA CAMINO INKA m’ont offert une leçon importante. Avec une largeur moyenne d’environ 2 pieds et souvent très accidenté, j’ai eu à accepter des pas instables. À gauche une montagne de roche et à droite un précipice… Est-ce que je vous ai dit que j’avais le vertige? Hmmmm.

Au jour 3, on nous informait que nous avions à faire une « grosse journée ». Alors que nous avions perdu cinq de nos complices dans les 24 dernières heures, j’avais les jambes molles. Tous mes doutes faisaient surface!

Trois groupes de marcheurs se dont formés. Alors que je faisais partie du groupe du milieu, à un certain moment je me suis retrouvée à marcher toute seule sur le chemin. Je savais que les autres n’étaient pas très loin, mais je ne les voyais pas. Pendant environ deux heures, j’ai affronté, une fois pour tout, cette bête qui était la peur.

J’ai passé dans une grotte qui avait une pente de 90 degrés… J’ai descendu de nombreuses marches toujours avec la menace du précipice à ma droite. Des affiches me rappelant que les chemins étaient étroits et qu’il fallait faire attention, me rappelais le défi en cours.  

Mais à un certain moment, un pas à la fois, j’ai trouvé la paix. Le vent caressait mes joues tout doucement. Je voyais les couleurs, les fleurs, les montagnes à perte de vue. J’oubliais les roches qui me défiaient continuellement et je me permettais juste d’être… Heureuse, en paix, calme… Je voyais le chemin parcouru et celui devant moi et c’était parfait.  Tout était parfait!


J’ai terminé cette journée de marche à la noirceur. La nuit tombant, j’ai sorti ma lampe frontale. Les chemins semblaient de plus en plus étroits et c’était correct. J’étais juste bien.

DES VUES À COUPER LE SOUFFLE nous entouraient continuellement. Je me sentais infiniment petite dans ce décor grandiose. Un jour, nous étions dans le désert, le lendemain c’était la jungle. Lucie, notre guide, nous offrait des techniques de marche nous permettant de maximiser notre énergie dans ces montées et ces descentes toutes plus ardues les unes que les autres.  Tout autour, des couleurs, des caps de glace, des visions dignes de films. Des levers de soleil, des étoiles et des animaux sauvages nous offraient un spectacle qui, personnellement, sera gravé dans mon souvenir jusqu’à ma mort. J’ai pris quelques clichés, cependant par choix, c’est mes yeux qui garderont l’album de ces souvenirs magiques.

NOUS AVONS VISITÉ PLUSIEURS RUINES tout au long de ce périple. Nos guides nous offraient des « Momentos culturals », des « Momentos artistiques » et plusieurs autres explications riches en connaissances de ce pays qui est le leur. À un certain moment, alors que nous avions du temps libre pour visiter, je me suis assise tout simplement près d’une roche. Comme dans un film des années cinquante, tout autour de moi, les terrasses ont pris vie. Je voyais les travailleurs, les empereurs et les convives qui se partageaient les  espaces devant moi. Vraiment, j’étais dans mon monde. J’ai reçu ce cadeau, apprécié son intention, son partage. J’ai reçu l’énergie, l’émotion de la montagne. C’est difficile d’expliquer, et tellement ressourçant. J’ai une immense gratitude pour ces moments.

LES PORTES DU SOLEIL étaient notre dernier arrêt avant d’arriver à notre objectif ultime. Une cinquantaine de marches me séparait de cette vue que j’attendais depuis près de deux ans. Des marches à la verticale, d’une profondeur d’environ quatre pouces chacune. Un mega-pallier, totalement accidenté qui représentait pour moi l’ultime défi. J’ai pris un grand respire. J’ai regardé droit devant. Pas en haut et pas en bas. Une marche à la fois, avec la solidité d’un soldat (que j’avais vu dans mes rêves sur les terrasses), j’ai franchi ce mur! J’entendais les voix de là-haut s’approcher de moi. De plus en plus, je savais que j’atteindrais ce sommet. J’étais capable d’aller « Jusqu’au bout!»


À notre arrivée, il était environ 16h. Le soleil commençait sa descente et la vue était féérique! C’était comme dans mes rêves, comme les photos. Tout était parfait! Avec le cœur rempli de gratitude envers nos guides qui nous avaient amenés jusqu’ici, mes consœurs qui m’avaient accompagnée, toutes les personnes qui avaient cru en moi et aussi les filles qui n’y étaient pas, j’ai pleuré. Est-ce que c’était la joie? Oui! La peine? Oui! La peur conquise? Absolument! La fatigue? Sans doute! Toute cette soupe d’émotions était devenue un bouillon pour l’âme. Et c’est cette énergie qui m’a porté, qui me porte encore. La descente vers le Machu Picchu à cette heure était encore plus magique puisque les touristes avaient quitté le site. Nous étions seules, avec quelques alpagas, pour apprécier ce miracle des Inkas.

Le lendemain, c’était notre jour de visite officielle. Nous nous sommes levées à 4h du matin. Alors qu’il pleuvait à boire debout, nous avons attendu 2h 30 en ligne pour prendre l’autobus dans les chemins périlleux vers le sommet du Machu Picchu. L’équipe était complète. À notre arrivée en haut de ce majestueux sommet, mon cœur a débordé! Malgré la pluie, une fenêtre de la forme du Machu s’est ouverte. La brume laissait place à la photo parfaite. Le voyage de mes amies a été très différent du mien. Chacune avait eu ses défis de taille, mais en bout du compte, comme par magie, nous avons partagé ce moment inoubliable.

Je ramène de ce voyage plusieurs leçons de vie, des images absolument incroyables et la croyance, plus que jamais que dans la vie, tout est possible. Ce  n’est pas parce que tu as une santé de fer que tu peux tout faire. Même la meilleure préparation peut tomber sous la force de LA MONTAGNE. À l’inverse, ce n’est pas ton poids ou ta taille qui fait de toi une victime. Aujourd’hui, je lève mon chapeau à chaque personne qui a fait ce voyage, à nos guides, à nos accompagnateurs. Je remercie la Pacha Mama (terre mère) de m’avoir permise de franchir les 45 kilomètres de la Camino Inka.  

Je vous invite à toujours rêver et toujours aller au bout de ces rêves. La vie est généreuse. Tout est possible! Quant à moi, prochain défi, le 5150 de Tremblant. J’y plonge, « Jusqu’au bout! »




7/21/2016

T'es belle comme tu es!



Dans une ancienne vie, je n’aimais pas les photos. Lorsque la lentille se pointait vers moi, je tentais par tous les moyens de me cacher. J’étais celle qui se cachait dans la rangée de derrière et je peux vous dire que du haut de mon cinq pieds trois pouces, ce n’était pas gagnant. Ensuite, je me proposais pour être celle qui s’assoyait en avant. De cette façon, je pouvais tenter de camoufler ce que je souhaitais camoufler. Finalement, je suis devenue celle qui prenait les photos. De cette façon, je n’avais rien à craindre.
Il y a quelques années, après une incroyable métamorphose du corps, alors que j’aurais pensé n’avoir plus rien à craindre à me lancer devant la caméra, c’est comme si rien n’avait changé. J’étais tout aussi critique, et pas toujours satisfaite. Sans m’en rendre compte, je demandais toujours de voir la photo et demandais souvent des reprises. Ce n’était pas du tout une question d’orgueil, au contraire. C’était une mauvaise habitude, un manque de confiance sans doute.
Lorsque j’ai réalisé ce que je faisais, je me suis mise à jaser avec les gens autour de moi. Plusieurs étaient tout aussi conscientes de leur manque de désir pour l’autoportrait. Même les plus jolies ne se sentent pas ainsi lorsque vient temps de se prendre en photo.
La semaine dernière, j’ai placé sur les réseaux sociaux un « selfie », pris en fin de journée. J’ai aussi pris des photos lors d’une expédition en montagne qui ont aussi été appréciées. La réaction à ces photos m’a inspiré ce blogue pour les raisons suivantes.
En toute humilité, je peux dire que, même si je n’ai pas le corps parfait, je suis belle. Je fais un pied de nez à la caméra et m'amuserai avec!
 

Crédit: 1310 Fashion Photography
 (Toi aussi, tu es belle! Tu es belle, avec tes rondeurs, avec tes cheveux blonds, bruns ou roux. Que tu sois frisée, ou les cheveux raides, tu es belle!)
Je regarde mes amies qui partagent, tout comme moi, des photos d’elles à vélo, en course, en montagne. Visage tout rouge, casquette sur la tête, couette, etc. Plus on est naturelle, plus on aime cela. Vous êtes belles et surtout inspirantes!
Ce que les gens voient est tellement plus profond que tout ce qui est superficiel. C’est le regard, le sourire, l’espoir, la détermination.

Voici mon constat, mon choix, ma décision… Il est fort temps que j’apprécie qui je suis, ce qu’on m’a offert comme corps, un point, c’est tout. Il est temps que je sois fière, un point, c’est tout! Et il en va de même pour toi!
À toi qui lis ce texte, je t’offre ce mantra :
Que mon corps soit à son meilleur ou pas, je suis belle;
Que je porte la casquette ou la tresse, je suis belle;
En runnings ou en talons, je suis belle;
En joggings ou en robe de bal, je suis belle.
Ce n’est pas mon mascara, mon rouge à lèvres ou ma couette qu’on remarque, mais plutôt mon regard, ma passion, mon cœur!
Je te dis, merci de m’inspirer ainsi!
Je t’invite invite à vous regarder, à vous aimer… car à partir du moment où tu t’acceptes tel que tu es, tu peux prendre soin de ce corps, de cette âme qui t’a été prêtée pour ton petit moment sur terre. Il n’est jamais trop tard pour bien faire.  
Et tant qu’à y être j’aimerais te partager une petite phrase de Zig Ziglar qui me suit depuis longtemps. Bien que je l’utilise pour mes cours d’anglais, je crois qu’elle tombe à point ce matin :
« Tu n’as pas besoin d’être bonne pour commencer, mais tu dois commencer pour devenir bonne! »
-       Zig Ziglar

Merci de me lire! Caro